FERTILITÉ ET CONGÉLATION

Alimentation et fertilité : que manger avant une FIV ou une stimulation ?

Ce que vous mangez affecte vraiment vos ovocytes — voici comment

Non, l'alimentation ne "guérit" pas l'infertilité. Mais elle joue un rôle réel sur la qualité ovocytaire, l'équilibre hormonal et la réceptivité utérine. Et c'est l'un des seuls leviers sur lesquels vous pouvez agir directement, maintenant, avant même de commencer votre protocole.

Les ovocytes que vous ponctionnerez lors d'une stimulation ont entamé leur maturation 3 mois plus tôt. Ce que vous mangez aujourd'hui, c'est le terreau dans lequel ils se développent. Pas de pression, mais pas de fausse modestie non plus : ça compte.

Les aliments qui soutiennent votre fertilité

Le modèle méditerranéen est le plus documenté dans la littérature sur la fertilité. Ses grands principes : beaucoup de légumes et de légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots), des céréales complètes, des poissons gras deux à trois fois par semaine (sardines, maquereau, saumon), des bonnes graisses (huile d'olive, avocat, noix), et peu de viande rouge.

Ce qui compte particulièrement avant une FIV : les antioxydants (vitamines C, E, sélénium, zinc) qui protègent les cellules du stress oxydatif, les oméga-3 qui réduisent l'inflammation et soutiennent la qualité ovocytaire, l'acide folique (ou folates naturels) essentiel pour le développement embryonnaire, et la vitamine D dont plusieurs études montrent qu'un bon taux améliore les chances d'implantation.

Mangez coloré, mangé varié, mangez brut. Un légume de chaque couleur dans l'assiette, c'est une règle simple et efficace.

Ce qu'il vaut mieux limiter ou éviter

Pas d'interdits stricts — mais quelques réductions qui font sens. L'alcool, d'abord : il augmente le stress oxydatif et peut interférer avec les hormones de reproduction. Même en petites quantités, le consensus médical est de s'en abstenir pendant un protocole. La caféine ensuite : au-delà de 1 à 2 cafés par jour, plusieurs études montrent un impact négatif sur l'ovulation et un risque accru de fausse couche. Le sucre raffiné et les produits ultra-transformés, qui favorisent l'inflammation et déséquilibrent la glycémie — problème particulièrement important en cas de SOPK.

Les perturbateurs endocriniens méritent aussi votre attention : les plastiques alimentaires (surtout chauffés), les pesticides, certains cosmétiques. Privilégier le bio pour les fruits et légumes les plus exposés aux traitements est un geste concret à portée de main.

Les compléments : lesquels ont vraiment une base scientifique

Certains suppléments sont bien documentés dans le contexte de la fertilité. L'acide folique (ou méthylfolate pour celles qui ont une mutation MTHFR) : à commencer 3 mois avant la conception. Les oméga-3 (EPA/DHA) : anti-inflammatoires, ils soutiennent la qualité ovocytaire. La vitamine D : à doser d'abord, puis à supplémenter si nécessaire. La CoQ10 (coenzyme Q10) : elle améliore la production d'énergie dans les mitochondries des ovocytes, particulièrement pertinent après 35 ans.

Ce qui est moins prouvé : les "boosts fertilité" marketing, les cures détox, les régimes trop restrictifs. En PMA, la privation est souvent contre-productive — votre corps a besoin d'énergie et de nutriments, pas de stress supplémentaire.

Chez WoMA, on pense que prendre soin de son alimentation avant un parcours PMA, c'est reprendre un peu de contrôle sur une situation qui en laisse souvent très peu. Ce n'est pas une promesse de résultat — c'est une façon de se sentir actrice.

Envie d'aller plus loin sur le sujet ?

Chez WoMA, nous croyons que chaque femme mérite d'avoir le choix — y compris celui de ne pas attendre. Notre mission est de vous accompagner dans ce parcours, avec bienveillance, sans jugement et sans pression.